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Marketing Halloween : les chiffres 2026 et ce qui fait vendre
61 % des Français fêtent Halloween, 13,5 Md$ dépensés aux États-Unis. Chiffres 2026, cas Burger King et Parc Astérix : ce qui fait vendre une opé Halloween.
Par Sylvain Paillet · Fondateur d'Addframe

Oui, Halloween fait encore vendre : 61 % des Français déclarent le fêter, et les Américains vont y dépenser 13,5 milliards de dollars en 2026, un record. Mais une citrouille sur un visuel ne suffit plus : les opérations qui marchent ont une idée, font participer et commencent dès septembre.
Cet article développe le carrousel que nous avons publié sur LinkedIn. Les neuf slides sont ci-dessous ; le texte reprend chaque chiffre avec sa source, et ce qu’il change pour vos créas publicitaires.
Faites défiler pour voir les 9 slides · Télécharger le carrousel en PDF
Halloween fait-il vendre en France ?
Oui, et plus qu’on ne le croit. Selon une étude de l’ObSoCo pour Confiseurs de France, 61 % des Français déclarent fêter Halloween. Chez les 18-24 ans, la proportion monte à 76 %, comme dans les foyers avec de jeunes enfants.
Pour certains secteurs, c’est déjà un temps fort majeur : octobre représente environ 15 % du chiffre d’affaires annuel des confiseurs, plus de 110 millions d’euros de ventes, un montant qui a doublé en dix ans. Déguisements, décoration, sorties, restauration et loisirs profitent du même mouvement.
L’image d’une fête « importée qui ne prend pas » date des années 2000. La génération qui la fête aujourd’hui a grandi avec, et c’est précisément l’audience la plus présente sur Instagram et TikTok.
Combien dépense-t-on pour Halloween, en France et aux États-Unis ?
Aux États-Unis, la National Retail Federation prévoit 13,5 milliards de dollars de dépenses en 2026, un nouveau record après 13,1 milliards en 2025. Le marché français est, en ordre de grandeur, une quarantaine de fois plus petit. Mais la dépense par participant, elle, est comparable.
| Indicateur | France | États-Unis |
|---|---|---|
| Part de la population qui fête | 61 % (76 % des 18-24 ans) | 74 % |
| Dépense moyenne par participant | 85 € | 115 $ |
| Marché total | Environ 40 fois plus petit | 13,5 Md$ (record) |
| Premiers postes de dépense | Bonbons, costumes, décoration | Costumes, décoration, bonbons |
Sources : ObSoCo pour Confiseurs de France ; OpinionWay pour Bonial (2024) ; NRF, enquête Halloween 2026 menée auprès de 7 889 consommateurs.
La lecture pour un annonceur : en France, le volume est plus faible, mais le client qui fête est un client qui dépense. Une opération Halloween n’a pas besoin de toucher tout le monde ; elle doit toucher ceux qui fêtent, et leur donner une raison de dépenser chez vous plutôt qu’ailleurs.
Quand lancer une campagne Halloween ?
Dès septembre. Selon la NRF, 49 % des acheteurs américains commencent leurs achats d’Halloween avant octobre, contre 34 % en 2016. Le calendrier s’avance d’année en année, comme pour Noël.
Deuxième changement de fond : 47 % des consommateurs prévoient de s’aider d’outils d’IA pour préparer Halloween, d’abord pour trouver des idées (34 %) puis pour chercher des produits (32 %). L’inspiration se joue donc en amont, souvent avant même d’arriver sur une boutique.
Concrètement, pour une marque ou un commerce :
- Fin août – début septembre : idée, brief et production des créas. Une opé saisonnière se prépare comme une campagne, avec un brief créatif, pas la veille.
- Septembre : premières diffusions pour capter ceux qui anticipent (idées, inspiration, précommandes).
- Octobre : montée en puissance, renouvellement des créas pour éviter la fatigue publicitaire sur une période courte et intense.
- La dernière semaine : messages d’urgence et d’événement (« ce soir », « jusqu’au 31 »).
Quelles campagnes Halloween ont vraiment marché ?
Deux cas résument ce qui fonctionne, à deux échelles très différentes.
Burger King, « Scary Clown Night » (2017) : 110 000 clowns
En pleine sortie du film Ça et de la vague des clowns inquiétants, Burger King offre un Whopper à toute personne venue déguisée en clown le soir d’Halloween. Le clin d’œil vise évidemment le clown de McDonald’s. Plus de 110 000 personnes jouent le jeu, et l’agence LOLA MullenLowe annonce jusqu’à +15 % de ventes. La campagne remporte plusieurs Lions d’or à Cannes en 2018.
Ce qui fait la différence : une actualité que tout le monde a en tête, et un client qui devient acteur de la campagne. Les photos et vidéos des participants font le reste de la diffusion.
Parc Astérix, « Peur sur le Parc » (2025) : 557 500 visiteurs en 20 jours
Plutôt qu’une soirée, le Parc Astérix fait d’Halloween une saison entière : nouvelles zones, nocturnes, expériences de frisson. Résultat en 2025 : plus de 557 500 visiteurs en 20 jours d’ouverture, un record historique selon la Compagnie des Alpes.
Ce qui fait la différence : Halloween n’est plus un habillage, c’est une offre. Le parc vend quelque chose qu’on ne trouve qu’à cette période.
Les 3 règles d’une opération Halloween qui vend
Une citrouille ajoutée sur un visuel habituel ne fait plus réagir personne : tout le fil d’actualité en est couvert la même semaine. Ce qui marche tient en trois règles.
1. Coller à l’actu. Un film, une tendance, un mème, un sujet local dont tout le monde parle en octobre. L’actualité fournit l’accroche, et c’est l’accroche qui décide si la publicité est vue : tout se joue dans les trois premières secondes.
2. Faire participer. Venir déguisé, poster sa photo, gagner un concours, trouver un objet caché en boutique. Une mécanique de participation produit son propre contenu : des visuels authentiques, plus crédibles qu’une créa de marque, réutilisables en publicité.
3. Commencer tôt. Une opé qui démarre le 25 octobre arrive après la décision d’achat. Il faut aussi prévoir plusieurs variantes, parce qu’une seule créa diffusée intensivement s’use en quelques jours : c’est la logique du volume de créas par campagne.
Halloween pour un commerce local : par où commencer ?
Pour un commerce, Halloween est un prétexte idéal pour faire venir en boutique pendant une période creuse. À Nice et sur la Côte d’Azur, octobre tombe pile au moment où l’audience redevient majoritairement résidente : c’est le début de la saison « septembre-janvier » décrite dans notre article sur la publicité à Nice selon la saison touristique.
Quelques idées réalistes, sans budget de multinationale :
- Restaurant, bar, boulangerie : un produit ou un menu éphémère, une remise pour les clients déguisés le 31 au soir.
- Boutique, beauté, sport : une chasse aux bonbons ou un objet caché en magasin pour les familles, un concours photo sur Instagram.
- Loisirs, salles, événementiel : une soirée à thème vendue en billetterie dès septembre.
Dans tous les cas, la publicité ne dit pas seulement « c’est Halloween » : elle montre ce qui se passe chez vous ce jour-là, et pourquoi il faut venir.
Et après Halloween ? Noël se prépare maintenant
Les mêmes règles valent pour toutes les opérations saisonnières, et la suivante est déjà là. Si Halloween se prépare dès septembre, les créas de Noël doivent être prêtes début novembre : idée, mécanique, variantes, déclinaisons par format.
En résumé
| Question | Repère |
|---|---|
| Halloween fait-il vendre en France ? | Oui : 61 % des Français le fêtent, 76 % des 18-24 ans |
| Combien dépense un participant ? | 85 € en France, 115 $ aux États-Unis |
| Quand lancer sa campagne ? | Dès septembre : la moitié des acheteurs s’y mettent avant octobre |
| Ce qui marche | Coller à l’actu, faire participer, commencer tôt |
| Ce qui ne marche plus | Ajouter une citrouille à un visuel habituel |
Votre prochaine opération saisonnière mérite mieux qu’un habillage : notre studio de création publicitaire conçoit l’idée, la mécanique et les créas, prêtes à temps pour Noël.
Sources : NRF, Halloween Data and Trends · L’ObSoCo, « Trick or treat ! » · OpinionWay pour Bonial (2024) · Cannes Lions, Scary Clown Night · Parc Astérix, communiqué « Peur sur le Parc » 2025
Cet article fait partie du guideStratégie créa publicitaire : la méthode, du brief au budgetToute la thématique Stratégie créa en une lecture, et les 8 articles dans l'ordre. Partager
Questions fréquentes
Halloween fait-il vendre en France ?
Oui. Selon l'ObSoCo pour Confiseurs de France, 61 % des Français déclarent fêter Halloween, et 76 % des 18-24 ans. Octobre pèse environ 15 % du chiffre d'affaires annuel des confiseurs. Le marché est bien plus petit qu'aux États-Unis, mais ceux qui fêtent dépensent en moyenne 85 €, presque autant qu'un Américain (115 $).
Combien les Américains dépensent-ils pour Halloween en 2026 ?
La National Retail Federation (NRF) prévoit 13,5 milliards de dollars de dépenses pour Halloween 2026 aux États-Unis, un record, contre 13,1 milliards en 2025. La dépense moyenne atteint 115 $ par personne, répartie entre costumes, décorations, bonbons et cartes.
Quand lancer une campagne publicitaire Halloween ?
Dès septembre. Aux États-Unis, 49 % des acheteurs prévoient de commencer leurs achats d'Halloween avant octobre, contre 34 % en 2016 selon la NRF. Pour une marque, cela veut dire des créas prêtes fin août ou début septembre, et une diffusion qui monte en puissance jusqu'au 31 octobre.
Quelle est la campagne Halloween la plus efficace ?
La « Scary Clown Night » de Burger King (2017) reste le cas d'école : un burger offert à toute personne venue déguisée en clown le soir d'Halloween, clin d'œil au clown de McDonald's. Plus de 110 000 clowns se sont présentés, et les ventes ont progressé jusqu'à 15 % selon l'agence LOLA MullenLowe, primée à Cannes Lions.
Comment faire une opération Halloween pour un commerce local ?
Trois règles suffisent : coller à l'actualité ou à une référence que tout le monde connaît, faire participer le client (déguisement, concours, chasse aux bonbons en boutique) et commencer tôt, dès septembre. Une citrouille posée sur un visuel habituel ne suffit plus : il faut une idée qui donne une raison de venir ce jour-là.


