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IA & production#ia-generative#production#methode

IA générative en pub : ce qu'elle fait bien, et ce qu'elle rate

Retour d'expérience sur l'IA générative en production publicitaire : les tâches où elle fait gagner des jours, et celles où elle coûte plus cher qu'un tournage.

L’IA générative est devenue un argument marketing avant d’être un outil de production. En pratique, son apport est réel mais très inégal selon les tâches.

Ce qu’elle fait bien

Les décors et mises en situation. Photographier un produit une fois, puis le placer dans dix contextes différents : c’est probablement le meilleur rapport temps/résultat aujourd’hui.

Les déclinaisons de format. Recadrer, réétendre un visuel, adapter un fond à un ratio vertical. Travail ingrat, résultat fiable.

Les versions de script et de voix off. Tester cinq accroches avec une voix synthétique avant d’enregistrer la bonne avec un comédien : le coût du test tombe à zéro.

Ce qu’elle rate encore

Le produit lui-même. Toute génération qui touche au packaging, à un logo ou à un texte lisible demande une reprise manuelle. Systématiquement.

La cohérence sur une série. Obtenir dix images qui se ressemblent vraiment reste plus long qu’obtenir dix images correctes isolément.

Le rythme d’un montage. Aucun outil ne décide à votre place où couper. C’est le cœur du métier, et ça le reste.

La conséquence pratique

On ne remplace pas une étape de production par un prompt : on déplace le temps humain vers l’endroit où il a le plus d’effet. Chez nous, ça donne une règle simple — rien ne part en diffusion sans passage en retouche et validation humaine.